Tout savoir sur les voitures banalisées et les voitures-radars

by Lucas Ponceau

En France, les contrôles routiers sont très fréquents. Il est fréquent pour les conducteurs de voir la police ou la gendarmerie sur le bord de la route, avec ou sans radar. Mais il existe une autre méthode, plus discrète pour inspecter les automobilistes : les voitures camouflées.

Vitesse en excès : quelle est la tolérance avec un véhicule banalisé ?

Le seuil de tolérance autorisé pour les contrôles de vitesse réalisés avec des véhicules banalisés est différent de celui qui s’applique aux radars fixes :

  • Si la vitesse ne dépasse pas 100 km/h : une marge de 10 km/h est prise en compte (contre 5 km/h pour un radar fixe) ; cela signifie que les forces de l’ordre retranchent 10 km/h de la vitesse constatée pour déterminer la vitesse effective.
  • Si la vitesse est supérieure à 100 km/h : une marge de 10 % est appliquée (contre 5 % pour un radar fixe) ; cela signifie que les forces de l’ordre retranchent 10 % de la vitesse enregistrée pour définir la vitesse effective.

En conséquence, pour éviter d’être flashé par un radar mobile, il est conseillé de ne pas aller au-delà des vitesses suivantes :

  • 146 km/h sur les autoroutes,
  • 124 km/h sur les voies express,
  •  88 km/h sur les routes limitées à 80 km/h
  •  61 km/h en zone urbaine.

Les contrôles sont effectués grâce à une antenne GPS qui enregistre les coordonnées géographiques du lieu de l’infraction, avant de les transmettre au Centre national de traitement des infractions. La notification d’infraction est alors émise et comporte des informations telles que la date et l’heure de l’infraction, le lieu et les directions empruntées par le véhicule.

À noter : tous les véhicules motorisés sont susceptibles d’être flashés par les radars mobiles : voitures et deux-roues.

Où trouve-t-on des véhicules banalisés équipés de radars ?

Selon les données actuelles, les voitures de surveillance équipées de dispositifs de détection sont présentes sur les routes des régions Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire et Centre-Val-de-Loire. Des essais sont en cours pour leur déploiement dans les départements de Bourgogne-Franche-Comté, Hauts-de-France, Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine.

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Comment fonctionnent les voitures banalisées et les radars mobiles ?

Ces véhicules intègrent un radar qui produit un flash infra-rouge invisible, et qui est activé pendant que le véhicule se déplace parmi les autres automobiles. Le radar mobile enregistre alors discrètement les infractions de vitesse faites par les voitures qui le dépassent ou qui le croisent. Les voitures qui sont situées derrière le véhicule équipé du radar ne peuvent être contrôlées.

Le radar mobile peut détecter jusqu’à trois voies à gauche, uniquement lorsque la limite est supérieure à 50 km/h.

Le gendarme ou le policier ajuste les paramètres du radar selon la route sur laquelle il se trouve, mais le radar s’active automatiquement. Il est fonctionnel aussi bien durant le jour que la nuit, et par tous les temps.

Quel est le nombre de véhicules radar camouflés en France ?

À l’heure actuelle, il y a officiellement 385 véhicules radar camouflés ou RMNG (Radars Mobiles Nouvelle Génération) sur les routes françaises, selon les données de la Sécurité Routière au 1er janvier 2021. La quantité totale de véhicules radar camouflés devrait atteindre 450 d’ici la fin de l’année 2021.

Plus précisément, 302 d’entre eux sont pilotés par les forces de l’ordre et 83 par des chauffeurs engagés par des sociétés privées. D’après la Sécurité Routière, cette pratique de sous-traitance des missions de police aiderait les forces de l’ordre à se concentrer sur d’autres infractions et délits routiers.

Comment contester un PV ?

Vous avez été flashé par un radar (fixe, mobile ou embarqué) ? Vous pouvez désormais contester votre PV en ligne en vous rendant sur www.antai.fr et en cliquant sur « DÉSIGNATION OU CONTESTATION » sur la page d’accueil. Vous disposez d’un délai de 45 jours pour réaliser cette démarche, que ce soit en ligne ou par courrier.

Quels services utilisent les véhicules banalisés ?

En France, plusieurs services font usage des voitures banalisées, dont la Brigade Anti-Criminalité (BAC), le Service de la Protection (SDLP) et le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR). Ces véhicules sont de plus en plus employés pour contrôler la vitesse sur les routes, et leur équipement comprend un radar embarqué. Dans ce cas, on les appelle « voiture radar », et elles peuvent être conduites par des agents de sociétés privées, outre la police et la gendarmerie.

Quels sont les usages des véhicules banalisés ?

Les véhicules banalisés sont homologués pour deux missions :

  • Flasher discrètement (sans flash !) les véhicules en infraction qui dépassent ou qui croisent le radar mobile dans le sens opposé de circulation, lorsque le véhicule est en mouvement.
  • Flasher discrètement (sans flash !) les véhicules en infraction qui passent à proximité, avec les deux sens de circulation, sans séparation physique (sur une route sans glissière de sécurité ou muret).

Qu’est-ce qu’une automobile camouflée ?

Une automobile camouflée est un véhicule utilisé par les forces de l’ordre, gendarmerie et police, dont les signes distinctifs ont été volontairement masqués pour mieux s’intégrer parmi les autres usagers de la route.

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L’utilité des automobiles camouflées pour les forces de l’ordre est de ne pas être immédiatement identifiables. En général, les forces de l’ordre optent pour ce type de véhicules, mais il existe aussi des motos camouflées.

Questions fréquemment posées sur les véhicules banalisés

  • Qu’est-ce qu’une voiture banalisée ?

    Une voiture banalisée est un véhicule de police dont les signes distinctifs ont été délibérément ôtés, pour que personne ne puisse le repérer.

  • Le flash d’une voiture-radar est invisible. C’est une caméra infrarouge placée sur le tableau de bord qui prend en compte les infractions.

  • Les Renault Megane cinq portes, les Dacia Sandero Stepway, les Citroën Berlingo, et les Peugeot 208, 308 et 508 sont les modèles les plus fréquemment utilisés en tant que véhicules-radar banalisés.

  • Une voiture-radar peut être identifiée grâce à ses équipements : un boitier sur le tableau de bord (la caméra infrarouge), deux caméras situées derrière le pare-brise avant, à droite et à gauche, et un flash infrarouge situé au milieu du pare-chocs avant, sous la plaque d’immatriculation.

  • La caméra infrarouge d’une voiture-radar se situe à l’avant du véhicule. Elle peut flasher les véhicules qui se trouvent devant elle, qui la dépassent ou qui la croisent dans le sens opposé.

  • Les radars embarqués n’ont pas une aussi grande portée que les radars fixes. L’objectif est de flasher les véhicules qui passent devant ou dépassent la voiture banalisée.

  • Une voiture banalisée est une voiture de police ou de gendarmerie « maquillée » en voiture civile, mais elle fonctionne comme une voiture de police, son but étant de repérer les infractions de façon plus discrète.

  • Un nombre croissant de voitures-radar sont conduites par des salariés d’entreprises privées. Pour postuler auprès de ces entreprises, il faut souvent satisfaire à certaines conditions strictes : avoir un permis de conduire doté d’au moins 10 points et un casier judiciaire vierge, par exemple.

  • Les radars mobiles peuvent être embarqués dans des voitures banalisées ou posés sur des trépieds au bord des routes. Dans les deux cas, ils produisent un flash infrarouge qui est invisible pour les conducteurs et qui permet de réprimander ceux qui les croisent sur plusieurs kilomètres.

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